La prise de vue en Spectacle
En voilà un sujet difficile car on doit concilier à la fois des conditions de lumière difficile (c'est parfois peu dire...) et des besoins de vitesse d'obturation relativement rapide. Eh oui, un spectacle, c'est vivant donc ça bouge !
Petit mot pour le matos, je le mentionne toujours sur mon site. Mon fidèle et performant boitier EOS 5D muni des non moins fidèles et superlatifs objectifs Canon 24-70/2,8 L et 70-200/2,8 L (non IS, j'imagine qu'avec le IS je serai plus à même d"augmenter la vitesse et/ou de fermer un peu plus le diaph).
Pour la lumière, c'est du spectacle et vous le savez, c'est sombre, parfois très sombre.
En général, je travaille à 800 voire 1600 ISO et je salue les très bonnes performances du 5D en terme de bruit, quasi absent ou proche des films type Tri-X, donc joli !
Le secret pour capter la lumière réside dans la mesure. Il faut donc banir les mesures matricielles et même sélective et, avec la mesure Spot, chercher les zones où la lumière est la plus forte (en mode Av, celle où tu obtiens la vitesse la plus rapide à ouverture constante) pour soit la garder telle quelle comme mesure, soit la surexposer de 1/3 IL, 2/3 IL maxi.
Ces mesures de lumières se font généralement et idéalement pendant les répétitions du spectacle, ce qui permet de tester toutes les conditions de lumière (directions, températures, intensités) et de noter les valeurs. D'où l'utilité d'arriver tôt et non pas d'improviser les shoots en simple spectateur.
Car une fois le spectacle lancé, tu n'as plus le temps de mesurer la lumière car c'est l'action et le cadrage qui sont intéressant à capter. C'est là que les mesures de repérage sont importantes car vous serez alors passé en mode M et vous changeraez vos paramètres à mesure que la lumière variera. Ex : Une séquence d'éclairage bleu, telles valeurs, vous shootez quelques instants bien précis. La lumière passe à une température type jour (5600K), autres valeurs, et vous shootez d'autres choses.
Concrètement parlant, on se retrouve en général avec des couples diaph/vitesse entre f/2,8 etf/4 et entre 1/10e et 1/80e à 1600 ISO.
Voila pour la pdv...
Après, le travail de développemennt est primordial. Vous pouvez un peu corriger les valeurs de balance des blancs (étant donné que j'ai des réglages vitesse/diaph précis par type de lumière avec une balance des blancs auto) mais c'est surtout les niveaux puis les courbes que vous devrez exploiter pour faire apparaitre la matière dans les ombres, sans cramer les hautes lumières. Facile à dire, moins à faire ;-) . N'oubliez pas de travailller sur des fichiers RAW et de ne "sortir" que des fichiers 16 Bits, des TIFF par ex car sinon, les dégradés sont massacrés.
Enfin, la post-prod ! Là vous pouvez réduire le bruit (plug-in Noise Ninja très puissant mais qu'il faut savoir doser), gérer la netteté sur certains points, l'exposition aussi parfois quand des zones sont un poil sur exposées. Il est impératif de maîtriser les calques... Et si comme moi vous êtes un vrai fan de Noit et Blanc, éclatez-vous à passer dans le mélangeur de couche, par zones (c'est ma méthode mais il y en a d'autres tout aussi efficaces) et de nouveau à gérer les niveaux, les courbes et là aussi, il faut tater du calque !
Sans prétention, vous trouverez dans cette galerie quelques unes de mes prises de vue sur diverses manifestations.
Bon courage et surtout, bon spectacle !
Petit mot pour le matos, je le mentionne toujours sur mon site. Mon fidèle et performant boitier EOS 5D muni des non moins fidèles et superlatifs objectifs Canon 24-70/2,8 L et 70-200/2,8 L (non IS, j'imagine qu'avec le IS je serai plus à même d"augmenter la vitesse et/ou de fermer un peu plus le diaph).
Pour la lumière, c'est du spectacle et vous le savez, c'est sombre, parfois très sombre.
En général, je travaille à 800 voire 1600 ISO et je salue les très bonnes performances du 5D en terme de bruit, quasi absent ou proche des films type Tri-X, donc joli !
Le secret pour capter la lumière réside dans la mesure. Il faut donc banir les mesures matricielles et même sélective et, avec la mesure Spot, chercher les zones où la lumière est la plus forte (en mode Av, celle où tu obtiens la vitesse la plus rapide à ouverture constante) pour soit la garder telle quelle comme mesure, soit la surexposer de 1/3 IL, 2/3 IL maxi.
Ces mesures de lumières se font généralement et idéalement pendant les répétitions du spectacle, ce qui permet de tester toutes les conditions de lumière (directions, températures, intensités) et de noter les valeurs. D'où l'utilité d'arriver tôt et non pas d'improviser les shoots en simple spectateur.
Car une fois le spectacle lancé, tu n'as plus le temps de mesurer la lumière car c'est l'action et le cadrage qui sont intéressant à capter. C'est là que les mesures de repérage sont importantes car vous serez alors passé en mode M et vous changeraez vos paramètres à mesure que la lumière variera. Ex : Une séquence d'éclairage bleu, telles valeurs, vous shootez quelques instants bien précis. La lumière passe à une température type jour (5600K), autres valeurs, et vous shootez d'autres choses.
Concrètement parlant, on se retrouve en général avec des couples diaph/vitesse entre f/2,8 etf/4 et entre 1/10e et 1/80e à 1600 ISO.
Voila pour la pdv...
Après, le travail de développemennt est primordial. Vous pouvez un peu corriger les valeurs de balance des blancs (étant donné que j'ai des réglages vitesse/diaph précis par type de lumière avec une balance des blancs auto) mais c'est surtout les niveaux puis les courbes que vous devrez exploiter pour faire apparaitre la matière dans les ombres, sans cramer les hautes lumières. Facile à dire, moins à faire ;-) . N'oubliez pas de travailller sur des fichiers RAW et de ne "sortir" que des fichiers 16 Bits, des TIFF par ex car sinon, les dégradés sont massacrés.
Enfin, la post-prod ! Là vous pouvez réduire le bruit (plug-in Noise Ninja très puissant mais qu'il faut savoir doser), gérer la netteté sur certains points, l'exposition aussi parfois quand des zones sont un poil sur exposées. Il est impératif de maîtriser les calques... Et si comme moi vous êtes un vrai fan de Noit et Blanc, éclatez-vous à passer dans le mélangeur de couche, par zones (c'est ma méthode mais il y en a d'autres tout aussi efficaces) et de nouveau à gérer les niveaux, les courbes et là aussi, il faut tater du calque !
Sans prétention, vous trouverez dans cette galerie quelques unes de mes prises de vue sur diverses manifestations.
Bon courage et surtout, bon spectacle !
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